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Louise WimmerRester debout Seule dans sa vieille Volvo break, elle se laisse d’abord découvrir dans son rétroviseur, visage marqué. Elle écoute en boucle Sinner Man, une des chansons de Nina Simone les plus belles et les plus désespérées aussi. De l’hôtel au manager costard-cravate où elle se fait exploiter sans réussir à augmenter son nombre d’heures à un bar PMU où on lui laisse allonger l’ardoise, clope après clope, Louise fonce au travers des difficultés de sa vie. Le jeu de cache-cache avec les huissiers, la voiture qui peine à démarrer, et qui pourtant est avec un garage le seul refuge, la quête d’un logement, tout est ici décrit dans un style brut et sec, qui évite l’écueil du mélodrame. Cyril Mennegun, qui signe ici son premier long métrage de fiction, vient du documentaire, et cela ce sent dans le souci du détail, la force de conviction qui se dégagent de l’ensemble. Pudique dans l’impudeur, le film ressemble un peu à la femme qui l’habite, à la fierté sauvage. Tour à tour éreintée, au bout du rouleau, puis libre et déterminée... Allez vite lire la suite de l’article en "actualité cinématographique ! |