Vengeance


Dans une villa de Macao, toute une petite famille sino-française est massacrée par des inconnus. Le père de la jeune femme arrive bientôt de Paris pour se venger ; il se fait aider par un trio de malfrats recrutés localement. Sur cette trame ultra-conventionnelle, le réalisateur hong-kongais Johnnie To ajoute une touche de polar tricolore en dénommant le héros Costello comme « Le Samouraï » de Jean-Pierre Melville ; le rôle joué par Johnny Halliday était d’ailleurs initialement destiné à Alain Delon.

La vengeance irait bon train si ce Costello, propriétaire d’un restaurant sur les Champs Elysées mais ancien truand, n’était pas en train de perdre la mémoire. Contraint de prendre des notes et des polaroïds pour se rappeler les amis ou les ennemis, il finit par ne même plus savoir ce qu’il est venu faire si loin de chez lui.

Chez Johnnie To, le scénario n’est souvent qu’une trame permettant des variations vertigineuses ; on a droit à plusieurs fusillades quasi-chorégraphiques...

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